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       1. L’absence de marché local de l’information médicale en ligne
       2. La qualité éditoriale des sites Web produits en Afrique francophone
       3. La méconnaissance des enjeux liés à la qualité de l’information en ligne

4. Les barrières à l’accès à l’information médicale en ligne


La carence d’infrastructure informatique dans certains établissements ou services médicaux constitue l’obstacle le plus important pour l’accès à l’information médicale en ligne. Dans les Centres de Santé communautaires, les Centres de Santé régionaux et certaines cliniques privées, l’informatique est très peu présente, voire inexistante. Dans les deux hôpitaux universitaires, le nombre d’ordinateurs connectés varie sensiblement d’un service à l’autre, de même que la qualité de la connexion.

La dimension hiérarchique influence la manière dont le média Internet est employé, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Les plus grands utilisateurs sont les médecins spécialistes, les internes ainsi que les jeunes médecins qui viennent de terminer leur internat. Les infirmiers, les sages-femmes et les aides-infirmiers ne consultent pour ainsi dire pas ce média. Les pratiques des médecins diffèrent beaucoup selon leur statut professionnel. Les généralistes se servent le plus souvent d’un moteur de recherche ordinaire (Google) alors que les médecins spécialistes emploient Internet de manière plus précise et privilégient les moteurs de recherches spécialisés (Pubmed, INIST, CISMEF).

Les hommes utilisent davantage Internet que les femmes, tout statut confondu. Cette situation est moins liée à une situation d’inégalité d’accès qu’au phénomène de «double journées». Alors que les médecins consultent souvent Internet en fin de journée ou lors des week-ends, les femmes mariées doivent gérer les questions domestiques et familiales.

De même, alors que l’emploi d’Internet est généralement corrélé à l’implication du professionnel dans le domaine de la recherche, on observe que les femmes médecins sont plus engagées dans le champ clinique que dans celui de la recherche, ce qui diminue leur chance d’utiliser Internet.

L’usage d’Internet dans les centres de santé est souvent associé à un intermédiaire. Nous en avons recensé trois figures principales :

  • les personnes qui régissent l’accès à l’infrastructure. Les ordinateurs connectés se trouvent le plus souvent dans le bureau du médecin-chef. Les professionnels qui souhaitent se connecter à Internet doivent obtenir préalablement son aval;

  • les personnes qui régissent l’accès à l’information en ligne : certains professionnels passent par une tierce personne pour effectuer leur recherche sur Internet. Les médecins spécialistes mandatent des médecins généralistes ou des internes. Ces derniers font appel à des non-spécialistes (animateurs de cybercafé, responsables de la salle informatique, bibliothécaires, parents, etc.). Ces formations différentes de l’intermédiaire influence la gestion de la fiabilité de l’information en ligne et sa qualité. Les spécialistes – contrairement aux généralistes et aux internes – s’adressent à des professionnels de la santé plus aptes à distinguer une information fiable d’une autre qui ne l’est pas;

  • personnes qui régissent l’accès aux informations spécialisées. Tous les sites médicaux ne sont pas en libre accès et s’y connecter suppose de détenir des codes. Les professionnels qui connaissent ces codes sont rares et ils les conservent jalousement. Ces intermédiaires sont généralement des médecins-chefs qui ont obtenu les codes grâces aux relations qu’ils entretiennent avec des institutions étrangères (Organisations internationales, institutions, hôpitaux) et à la reconnaissance dont ils disposent, au niveau international.

Doter en priorité les bureaux des médecins-chefs revient à réaffirmer la hiérarchie médicale traditionnelle. La reconnaissance acquise par ces intermédiaires est celle du système de santé, au niveau national. Le pouvoir des jeunes médecins qui effectuent les recherches sur Internet dépend de leur connaissance informatique. Cette fonction d’intermédiaire leur permet de renforcer leur position dans le service. Enfin, la reconnaissance que confère aux médecins-chefs la détention des codes d’accès aux bases de données spécialisées est issue de leurs relations avec les bailleurs de fonds et les pairs au niveau international.

Le média Internet contribue ainsi à reproduire l’organisation hiérarchique. Si les connaissances informatiques des jeunes médecins leur permettent d’acquérir une certaine reconnaissance de la part de leurs aînés, les rapports de pouvoir ne sont pas modifiés de manière déterminante pour autant.

Ce sont les médecins-chefs – et donc les acteurs les plus âgés – qui conservent les deux principales clés, celle du hardware (accès aux ordinateurs connectés) et celle du software (accès aux sites médicaux réservés).

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  Dernière mise à jour: septembre 2007